Œuvres

ANATOMORPHOSES 





Techniques et formats: Huile, 163X130 et 195X130,  Eau Forte, entre 15X15 et 25X20

“ANOTOMORPHOSE” est une série qui s’inspire de l’univers médical et opère formellement une rencontre entre la planche anatomique et la psychiatrie. Morceler, amplifier, retrancher, dépasser les limites du corps où la peau ne fait plus frontière, se reproduire en parthénogenèse, voici ce que l’on peut percevoir. Des créatures picturales surgissent de ses bizarreries et façonnent un monde inédit où les possibles sont infinis. Les organes tentaculaires et les viscères échappés forment d’étranges êtres composites qui dépassent les frontières physiologiques et psychiques. La vie et la mort y deviennent concomitantes.
Ces peintures s’autorisent à mettre en doute la séparation du vital et du morbide, explosent l’unicité de la personne en offrant une schizophrénie latente avec ses dissociations et ses hallucinations. Les «Anatomorphoses» révèlent l’absence de stabilité interne et externe tout en cherchant à nous la faire accepter, elles proposent un nouvel espace de liberté où nous serions affranchis de nos délimitations corporelles et intellectuelles.

“FÉTICHE Vs CHAIR”Le fétiche veut incarner la chair en lieu et place de la chair. Cette dernière ne s’en laisse pas compter et entre en lutte contre cet ersatz. La chair réelle, sentante et sensuelle remporte le match contre les fantasmes qui ne font pas le poids. Ainsi, un bout de talon aiguille, de bas jarretelle apparaissent encore – déclinaisons du pied, lui-même dérivé du phallus (que de détours). Les capitons de muscles, de graisses, d’organes vivaces et amplifiés remportent la bataille grâce à une surabondance vitale et voluptueuse.

 

 

LES FOOTBALLEURS, RUGBYMEN ET SUMOS (2016-2018)

Ces huiles sur toile de 1X1m s’inspirent d’instantanés de footballeurs rentrant en collision en raison de maladresses ou de fautes. Notre rapport au sport s’est médiatisé et ritualisé par la retransmission télévisée en direct. Le foot m’intéresse car je le perçois comme un microcosme reflétant notre société offrant une procuration à la volonté de puissance et la frustration du spectateur impliqué.
La technologie insert de manière intempestive des ralentis d’actions au sein du temps réel. On y voit des corps se mettre à léviter lentement, rentrer dangereusement en contact avec d’autres corps, se déformer comme des pantins avant de choir impitoyablement.
C’est la rencontre impromptue des corps que me fascine particulièrement et que j’exploite dans ces peintures comme l’exacerbation du conflit en des formes inattendues.
Les footballeurs sont des icônes contemporaines incontournables qui dans ces moments suspendus ne contrôlent ni leurs gestes pourtant si travaillés, ni leur brushing et la disposition de leurs tatouages non moins travaillés. Ils deviennent extatiques avec des expressions insoupçonnées et offrent des similitudes avec l’éclat des représentations de la peinture baroque.

 

 

FEMEN ( 2015 – 2018 )


Ces gouaches de 40X40cm se déclinent en ocre et cobalt sur papier marron. Elles trouvent leur origine dans les photos de presse illustrant les performances publiques des FEMEN. Les Jeunes femmes qui participent à ce mouvement féministe et activiste d’origine ukrainienne, peignent leurs slogans sur leurs seins nus et provoquent des réactions musclées. J’ai choisis les clichés qui captaient ces violentes collisions entre l’arme-faiblesse de la nudité et la vigueur des services d’ordre. Ces images sont sidérantes et m’évoquent des peintures d’Histoire à la même force hypnotique. Je retravaille ces clichés en morcelant les figures et en développant le mouvement dans un style libre pour tirer le meilleur du choc des corps.

– LES STREAKERS –
La nudité sert de revendication politique aux FEMEN, quant STREAKERS ces exhibitionnistes des rencontres sportives, cela semble relever de la simple plaisanterie. M’intéressant aux questions d’identité engageant le corps, la découverte de ces clichés sur l’internet m’a inévitablement inspirée. Je me concentre sur le moment où les perturbateurs sont interceptés, un instant toujours stupéfiant de violence, et ici saisit comme un retour abrupte à la réalité sociale. D’interprétation libre, ces gouaches retracent ces impacts convulsifs pour appuyer les enjeux de la performance. Quelle place laissons-nous au corps? où est sa liberté parmi les contraintes sociales?

– FEMEN HISTORIQUES- Les images d’actualités qui couvrent l’actualité des FEMEN me rappelle des oeuvres de l’Histoire de l’Art. Pour jouer de ces ressemblances, je glisse dans ma série FEMEN des gouaches non pas tirées de la presse contemporaine mais des figures de la peinture et de la statuaire telles que les vierges affligées que sont Daphné ou Europe réalisées de la main d’artistes tels que le Bernin et Rubens.